Kayamb

Origine : Rapporté de la Réunion par ma fille Solveig en 2026
Construction : tiges de roseaux formant caisse autour de pièces en bois, assemblage par trois rubans tressés. Intérieur rempli de graines.
Dimensions : Long. 20 cm, larg. 14 cm, ép. 2,5 cm.
Utilisation : instrument rythmique secoué

Cet exemplaire est un modèle réduit destiné au marché touristique.
"L’histoire du kayamb est intimement liée à celle du maloya (voir note). Il serait arrivé avec les premiers esclaves à La Réunion entre 1690 et 1724, date de l’institution officielle de l’esclavage à Bourbon par lettres patentes du roi. Le maloya reste encore une énigme historique même si on mesure mieux aujourd'hui les contours de cette pratique culturelle profondément ancrée dans la tradition populaire réunionnaise .
Les Réunionnais savent intuitivement que le maloya vient d'ailleurs de l’au-delà, Maloya la pa nou la fé, et ils le disent dans les chansons héritées de leurs ancêtres.
Le kayamb tirerait donc ses origines de l’Afrique de l’Est, depuis la Somalie jusqu'à l’Afrique du Sud. Des pratiques très similaires au maloya ont été observées dans plusieurs pays de la côte est-africaine : deux ethnies, les Makuas et les Makondés du sud de la Tanzanie ont notamment servi de réservoirs de main-d'œuvre servile avant l'abolition de l'esclavage.
Le kayamb est fait de deux panneaux de roseaux et de tiges de fleurs de canne à sucre, liés ensemble et montés sur un cadre en bois léger, à l'intérieur duquel on met des petites graines rondes et dures de safran marron, de cascavelle ou de conflore, le tout maintenu par trois lanières de cuir de peau qui assurent l'homogénéité et la robustesse de l'ensemble. Les graines à l'intérieur produisent un son caractéristique lorsqu'elles s'entrechoquent, évoquant un bruit de vagues."
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Note : Le maloya est un genre musical de l'île de la Réunion. C'est à la fois un type de musique, de chant et de danse.
En tant que pratique créolisée chantée en créole réunionnais, il est l'héritier des pratiques musicales amenées dans l'île par les personnes esclavagisées. Si d'autres instruments peuvent s'y rajouter, le roulèr est prépondérant pour le maloya tel qu'on le définit de nos jours. Des instruments traditionnels comme le kayamb, le pikèr, le sati ou le bobre sont aussi courants et restent la base du maloya traditionnel.
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