Léon et Yvonne

Les parents de Jacky QUILLIEN

Léon

Léon Fernand QUILLIEN est né 22 juillet 1917 à Vernon, Eure. Son père Fernand Gabriel QUILLIEN (1888-1986), tourneur sur métaux, fait sa carrière dans les ateliers SNCF de Sotteville-lès-Rouen. Retraité à 55 ans, avec une pension insuffisante, il retourne à Vernon où il travaille pendant 10 ans. Ils occupent une partie de la maison de famille et Léon, Yvonne et leur fille Danièle y passent des vacances. Revenu définitivement à Rouen au milieu des années 50, il achète une maison et consacre son temps libre au jardinage : jardin d’agrément autour de la maison et jardin potager à quelques centaines de mètres de là. Sa femme Madeleine, blanchisseuse à l’origine, est femme au foyer ; elle élève ses deux enfants : Lucienne l’aînée et Léon. Elle fait du repassage à domicile puis, occasionnellement, des « petits boulots », par exemple l’emballage des bonbons pour la Confiserie Barnier.
Léon est né à Vernon, mais ses parents arrivent très tôt à Rouen. Il fait ses études au collège technique Blaise Pascal où il obtient le brevet supérieur de modeleur. Il travaille quelques années dans les ateliers de la SNCF à Sotteville-lès-Rouen. Il choisit d’entrer dans la Marine pour faire son service militaire, en Tunisie. Après son mariage en 1942, il devient importateur de fruits et légumes (surtout de bananes), mais, associé à une personne indélicate, l’affaire ne dure pas. Après la guerre, il entre définitivement à la CFEM (Compagnie Française d’Entreprises Métalliques), et devient chef d’atelier.

Yvonne

Yvonne Jeanne Charlotte MUTEL est née le 27 novembre 1918 à Thiberville, Eure. Ses parents André MUTEL (1894-1983) et Marie Albertine ROUXEL (1896-1983), mariés en 1916, ont deux filles, Andréa et Yvonne. Ils divorcent en 1920. Ce mariage est lié à l’histoire de la mère de Marie, Anaïze ROUXEL, laquelle, devenue veuve en 1900 à l’âge de 27 ans, se remarie en 1902 avec Ernest MUTEL qui a lui aussi un fils : André, d’abord rubanier, puis chauffeur de taxis, que Marie épouse en 1916. Comme sa mère, Marie travaille en confection : en 1921 elle est boutonnière dans l’entreprise Dehesdin. Elle se remarie en 1925 avec Charles BATAILLE, coupeur de chemises devenu contremaître, avec lequel elle a une troisième fille Elisabeth en 1926. Charles BATAILLE était un grand mutilé de la guerre 14-18, une jambe sectionnée compensée par une jambe de bois. C’est en partie grâce à lui, disait-elle, qu’elle put ouvrir son salon de coiffure. Ils s’installent rue Louis Blanc dans une maison suffisante pour héberger, non seulement la famille, mais aussi la mère de Marie jusqu’à son décès en 1938 et son beau-père Ernest Louis MUTEL qui décède en 1940.
Après la mort de Charles BATAILLE en 1948, Marie habite durant 2 ans un meublé ; elle finit par obtenir un logement HLM proche de sa fille Yvonne. Elle est très présente dans la vie de la famille, elle participe activement à élever ses trois petits-enfants et, plus tard ses arrière-petits-enfants William et Renaud. Originaire de Cherbourg, elle aime le bord de mer, surtout la pêche à pied. Chaque été elle passe quelques semaines à Grandcamp, Luc sur Mer… les petites plages du Calvados.
Yvonne est née à Thiberville, Eure le 27 novembre 1918 dans des conditions difficiles, sa mère ayant attrapé la grippe espagnole. La famille s’installe rapidement à Rouen pour se rapprocher des lieux de travail. Très jeune, elle trouve un emploi en confection, puis rejoint sa mère qui a ouvert un salon de coiffure en 1936. Elle y est employée, ainsi que sa sœur aînée Andréa. Dans les années 50, elle entre comme retoucheuse au « Petit Paris », le grand magasin de confection de la rive gauche. Au cours des années 60, elle devient couturière / costumière chez « Carnaval », boutique de location de déguisements, et ce, jusqu’à sa retraite. Elle continue néanmoins à coiffer à domicile sous forme d’échanges de services (coiffure contre ménage…).

Vie commune

Léon et Yvonne se sont mariés à Rouen pendant la guerre, le 12 décembre 1942. Ils se sont connus à « La Sottevillaise », association sportive réputée de l’agglomération rouennaise. L’un et l’autre pratiquent le basket, Léon est arbitre. Leur vie se déroule sur la rive gauche de Rouen, à l’exception de leurs dernières années qu’ils passent en maison de retraite près de Narbonne, là où leur fille Danièle s’est installée. Leur vie de jeunes mariés est compliquée jusqu’en 1948 car il y a pénurie de logements. Avec leur fille Danièle née fin 1943, ils partagent deux mansardes sans eau courante avec Marie et Charles BATAILLE, la mère et le beau-père d’Yvonne, logés incognito par Andréa, la sœur aînée d’Yvonne, qui est locataire de l’appartement en dessous. En 1948, pour la naissance du 2ème enfant, Yvon, la ville de Rouen leur attribue un appartement F4 dans un immeuble neuf et confortable. C’est là que naît Jacky en 1950. Au cours des années 70, l’Office des HLM leur impose un surloyer car les enfants sont partis. Ils trouvent alors un autre appartement dans un immeuble privatif, puis s’installent dans la maison des parents de Léon, et plus tard, ils achètent un appartement au cœur de Sotteville, avant de rejoindre la maison de retraite.
Léon est décédé à La Redorte, Aude en 2011, et Yvonne à Narbonne, Aude en 2012.

Une famille complexe

La grand-mère maternelle d’Yvonne – Anaïze – épouse en secondes noces Ernest, le grand-père paternel d’Yvonne.
(Δ = homme, O = femme ; les numéros renvoient aux 1er et 2e mariages).

(Pour des raisons de clarté du schéma, la convention qui place les pères à gauche et les mères à droite n’est pas entièrement respectée.)