La famille PREVOST
Armand PREVOST était instituteur, puis directeur de l’Ecole Primaire Supérieure d’Orléans (voir note en fin de page).
Né à Puiseaux, Loiret en 1845, il descend d’une lignée de charrons originaires de Beaune-la-Rolande. Il s’est marié en 1869 à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (à côté d’Olivet) avec Marie Madeleine BRANCHU, et ils ont eu cinq enfants dont la cadette Jeanne épousera en 1911 Gaston LEBOEUF, l’arrière-grand-père de Marine.

Armand Prévost
Leurs fils Victor et Henri se sont engagés dans des carrières militaires. Polytechniciens tous les deux, ils ont participé très activement à la première guerre mondiale, ont reçu plusieurs citations ainsi que la Croix de guerre 1914-1918, et ont été faits officiers de la Légion d’honneur.
Victor et sa femme Blanche CHATEIGNER ont eu deux garçons, Pierre et Lucien, dont le premier sera également militaire. Ils avaient une maison à Saint-Benoît-sur-Loire, 6 place du Martroi, où ils ont habité jusqu’à leur décès en 1950 et 1945 respectivement.
Henri de son côté a épousé en 1905 Jeanne BOLCAIN, et ils ont eu un fils, Jean.
Sa mère étant décédée peu après sa naissance, Jean PREVOST sera élevé par sa tante Jeanne (qui a épousé Gaston LEBOEUF) ; pendant le reste de sa vie il sera très lié à son cousin Henri LEBOEUF, le grand-père maternel de Marine.
Jean fait ses études à la faculté de médecine à Paris, puis son internat au Havre, où il épousera Marie LE GOFF. Leur fille Françoise naît en 1936.
Jean exercera ensuite à Lisieux, où surviendra une tragédie : le jour du débarquement allié – le 6 juin 1944 – la mère et la fille sont tuées sous les bombes américaines.

Jean Prévost (brassard Croix-Rouge) avec ses infirmières à Lisieux
Après la guerre, Jean rejoint Paris pour se spécialiser en ORL. Il exerce à Montreuil en proche banlieue, et épouse sa 2e femme Simone BEAUDOIN (dite "Monette") à Montrouge en 1946. Ils prennent leur retraite au Chesnay (dans les Yvelines, près de Versailles) où Jean décèdera en 1990.
//Note :// L'enseignement primaire supérieur (EPS) est un ordre d'enseignement qui a existé en France entre 1833 et 1941. Cet enseignement était suivi par les élèves à la suite de l'école primaire élémentaire proprement dite, mais relevait des écoles primaires et non de l'enseignement secondaire. Cet enseignement était donné soit dans les écoles primaires sous forme de « cours complémentaires », soit dans des établissements scolaires spécifiques appelés dès lors écoles primaires supérieures (EPS).