La formation des noms

En France

Jean DURAND épouse Marie DUPONT, cette dernière s'appelle dorénavant Marie DURAND (née DUPONT), et leur fille Jeanne née de leur union s'appelle Jeanne DURAND : elle comme sa mère prend le nom du père. Voilà la règle à laquelle était habituée la génération de nos parents, en France, jusqu’au milieu du XXe siècle.
Aujourd'hui en France le règles ne sont plus les mêmes. Suite à un mariage (cela ne vaut pas pour un concubinage ou un Pacs) chacun des époux a la possibilité de prendre pour nom d'usage (par opposition au nom de famille autrefois appelé nom patronymique) le nom de son époux(se) accolé ou non à son nom de famille, dans l'ordre qu'il souhaite. Le nom de famille reste cependant le seul utilisé sur les actes d'état civil.
Que les parents soient mariés ou non (pacsés ou simplement cohabitants), ils peuvent depuis 2005 (Code civil, art. 311-21 à 311-24) donner à leurs enfants une quelconque combinaison de leurs deux noms de famille (DUPONT, DURAND, DUPONT DURAND ou DURAND DUPONT) à condition de conserver ce choix pour tous leurs enfants.
L'orthographe du nom constitue un autre écueil. Que ce soit lié à l'incapacité de l'officier d'état-civil ou à la volonté des personnes, nous en avons un exemple classique en Sarthe chez les LEROI/LEROY/LE ROI/LE ROY ou encore en Moselle lorsque le germanique CLESGEN est noté CLESSIENNE.

En Norvège

Dans la Norvège traditionnelle (XVIIIe-XIXe siècles), il en va autrement. On donne au nouveau-né un prénom qui est souvent le nom du grand-père ou de la grand-mère (comme en France), puis on lui ajoute le prénom du père suivi de -sen (pour un fils) ou de -datter (pour une fille, souvent abrégé -d. ou -dtr.), et plus tard on accole le nom de la ferme où l'enfant s'installe ou à laquelle il est adjoint par mariage. Ainsi ce qui nous apparaît aujourd'hui comme nom de famille peut changer complètement d'une génération à l'autre grâce à la maîtrise des terres – bien considérablement plus valorisé que le nom de famille.
Exemple : Esten Jacobsen SUND (1718-1803) a pris le nom de LANGEN à partir du moment (1745) où il s'est installé dans ce lieu au nord du lac de Femunden (Synnervika) pour s'appeler Esten Jacobsen LANGEN ; son fils s'appellera Jacob (comme son grand-père) Estensen (puisque fils d'Esten) LANGEN.

Dans les pays hispanophones

Leur particularité concerne essentiellement la formation du nom de famille : l’enfant prénommé Juan dont les parents s’appellent Mario GOMEZ PUJADAS et Juanita RAMOS Y RODRIGUEZ aura pour nom Juan GOMEZ (Y) RAMOS : le nom de famille complexe est formé du patronyme du père suivi du patronyme de la mère (éventuellement séparés par la conjonction Y = ET).

Des prénoms traduits

Concernant les émigrés capcorsins à Porto Rico, dans beaucoup de documents les concernant le prénom français est traduit dans son équivalent espagnol, ainsi Jacques devient Santiago, Jean devient Juan, Joseph devient José, Toussainte Marie devient Santa Maria.
En Moselle le même phénomène se produit entre version francophone et version germanophone : Nicolas/Nikolaus, Jeanne/Johanna, Marguerite/Margaretha.
Sur l'île de Malte nous trouvons dans les registres d'état-civil encore au milieu du 19e siècle jusqu'à trois versions des prenoms : en maltais, en latin et en anglais ou français. Ainsi par exemple Joseph/Giuseppe/Ġuzeppe ; Joséphine/Giuseppa/Ġuzeppa ou Laurent/Lorenzo/Laurentius.




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